Kiyoshi Kurosawa
« Né à Kobé en 1955, Kiyoshi Kurosawa suit des études de sociologie à l’Université de Rikkyô. Sa cinéphilie est autant constituée de son goût pour le cinéma moderne européen que de sa passion pour le cinéma américain des années soixante-dix, notamment les films de Richard Fleischer et Don Siegel, la série B d’horreur, le cinéma de genre nippon. Bouleversements formels de la modernité et art du chaos du cinéma de genre post-hollywoodien le fascinent. Il suit l’enseignement de Shigehiko Hasumi, grande figure de la cinéphile nipponne. Il devient l’assistant de cinéastes comme Shinji Somai ou Kazuhiko Hasegawa et réalise, à l’instar d’autres apprentis réalisateurs de sa génération, des films en 8 mm comme Vertigo College (1980), parodie distanciée et moderniste du cinéma de gangsters. Il réalise deux films érotiques, dont l’un pour la Nikkatsu qui n’appréciera pas le résultat et refusera de le commercialiser. Car Kiyoshi Kurosawa ne joue pas le jeu du genre. Kandagawa Wars (1983) et The Excitement of the DoReMiFa Girl (1985) sont deux objets non identifiés, même dans le genre plutôt ouvert à l’expérimentation qu’est le roman porno : adresses à la caméra, frontalité burlesque, à-plats néo-pop, références littéraires et cinématographiques exhibées. L’influence du cinéma de Godard y est évidente, presque écrasante. Après une traversée du désert, il revient au cinéma en 1988 avec Sweet Home, film d’horreur produit par Jûzô Itami, et commence à partir du début des années quatre-vingt dix à réaliser des films pour le marché de la vidéo ainsi que des séries pour la télévision. L’épouvante (notamment avec la série Hanako san) et le polar (la série Suit Yourself or Shoot Yourself) sont ses genres de prédilection. »
Jean-François Rauger, La Cinémathèque française
Films :
2026
- Le Château d’Arioka (Mercredi 18 novembre 2026 à 20:40)