Nous, Français par-delà les océans
De Pointe-à-Pitre à Nouméa, de Cayenne à Papeete, mais aussi de Bordeaux à Paris, ce film suit plusieurs générations d’originaires des Outre-mer, ceux qui sont restés comme ceux qui ont fait leur vie dans l’Hexagone. Leurs souvenirs dessinent une France archipélique, faite d’attachement et de départs, d’espoirs d’égalité et de désillusions…
Un grand-père quitte la Martinique à la nage pour rejoindre la France libre. Une enfant, avant de partir pour l’Hexagone, fixe les arbres de son île pour ne pas les oublier. Des familles attendent chaque dimanche que le téléphone sonne entre Paris et la Guadeloupe. D’autres découvrent, en arrivant en Hexagone, qu’on peut être français depuis toujours et soudain se sentir étranger.
De Pointe-à-Pitre à Nouméa, de Cayenne à Papeete, mais aussi de Bordeaux à Paris, Nous, Français par-delà les océans fait surgir une France archipélique à travers les souvenirs de plusieurs générations, celles restées au pays comme celles qui ont fait souche dans l’Hexagone. Derrière leurs trajectoires se dessine une histoire des sentiments : l’attachement à la France, l’espoir immense placé dans l’égalité, le désir de partir, la douleur de l’éloignement, puis parfois la désillusion et le besoin de retrouver ce que l’on avait appris à laisser derrière soi. Langues, musiques, cultures, mémoires familiales deviennent alors autant de façons de reprendre possession de son histoire.
Au fil des décennies, l’intime rencontre la grande Histoire : les rêves de modernité, les migrations, les luttes, les essais nucléaires, les fractures de la Nouvelle-Calédonie, mais aussi ces moments où l’on croit soudain appartenir pleinement au même pays – comme cette nuit de 1998 où Paris, Nouméa et Cayenne vibrent ensemble.
En rapprochant des destins que les océans séparent, le film ne cherche pas à résoudre ce lien complexe à la France, mais à en faire entendre toutes les nuances. Il révèle des peuples façonnés par les départs et les rencontres, les blessures et les attachements, et une question qui traverse encore cette France dispersée : comment faire commun sans effacer ce qui fait nos particularités ?
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Mathieu Glissant
Réalisateur et auteur, il explore à travers le documentaire et la fiction les questions d’histoire, de mémoire, d’identité et les héritages du colonialisme. Il est également réalisateur de clips, films de concert et projets pour le spectacle vivant. Il est président de l’Édouard Glissant Art Fund, dédié au développement de projets artistiques, culturels et éducatifs inspirés de la pensée d’Édouard Glissant.
Parmi ses réalisations documentaires :
2023 : Vichy dans les colonies (avec Audrey Maurion)
2021 : Frantz Fanon, trajectoire d’un révolté (avec Audrey Maurion)
2010 : Edouard Glissant, La créolisation du monde (avec Yves Billy)
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Audrey Maurion
Audrey Maurion est réalisatrice, scénariste et monteuse. Elle a notamment signé le montage des films Conversations on a Sunday Afternoon de Khalo Matabane (2005), Le Quatrième morceau de la femme coupée en trois de Laure Marsac (2007) et Ici, on noie les Algériens, 11 octobre 1961 de Yasmina Adi, film sélectionné aux César 2012.
Parmi ses réalisations documentaires :
2023 : Vichy dans les colonies (avec Mathieu Glissant)
2021 : Frantz Fanon, trajectoire d’un révolté (avec Mathieu Glissant)
2014 : Adieu paysans – Sélection thématique Pessac 2023
2004 : Pour l’amour du peuple (avec Eyal Sivan)
Fiche du film
Réalisation
Année
Durée
Scénario
Mathieu Glissant et Audrey Maurion – Conseiller historique : Sylvain Mary
Programmé au festival
2026Interprètes
Avec la voix de Lucien Jean-Baptiste
Montage
Couleurs
Production
Coproduction
Musique
Format
Pays
Avec le soutien de
la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la Région Réunion – Avec la participation du Centre National du Cinéma et de l’Image animée, de la PROCIREP-Société des Producteurs, de l’ANGOA

