1943. Les Nazis confisquent le quotidien national Le Soir pour en faire leur outil de propagande. Un groupe de résistants a une idée folle : imprimer une fausse édition du Soir pour remonter le moral des Belges…
« Cette histoire était pour moi l’occasion de rendre hommage à la Belgique, à son humour et à ce qu’elle a d’unique, tout en portant cette histoire hors de nos frontières. Le 9 novembre 1943, la résistance belge réussit le coup le plus audacieux de l’histoire de la presse clandestine qui inspirera d’autres actions en Europe. Le grand éclat de rire qui parcourt la Belgique occupée est entendu jusque dans les capitales alliées, de Londres à Washington. J’ai voulu faire un film qui parle du courage de ces jeunes hommes et jeunes femmes. Un film qui soit fort, drôle, tragique et inspirant. Si le ‘‘faux’’ Soir est une magnifique illustration de la « zwanze » bruxelloise, il est surtout un acte de bravoure et de résistance qui valut la mort ou la prison à ses auteurs. À travers mon film, j’aimerais que le spectateur interroge le pouvoir des mots et de la satire comme arme de résistance contre toutes les oppressions. À 52 ans, je suis père d’un adolescent, d’une petite fille d’à peine deux ans et d’un petit garçon né en plein milieu du tournage il y a quelques mois. Je ne peux pas regarder le monde qui m’entoure et penser aux films que je vais défendre sans imaginer porter à l’écran des histoires qui pourraient leur parler. Des films qui puissent, modestement, tenter de parler des préoccupations de la jeunesse d’aujourd’hui.
Cette histoire est pour moi capitale à raconter aujourd’hui. Je me souviens du jour où mon co-scénariste Bernard Falaise (à l’initiative du projet) m’a appelé pour me parler de cet évènement historique que je ne connaissais pas… Nous étions quelques jours après la tragédie de Charlie Hebdo. Ce jour-là, j’ai su que Le Faux Soir serait mon prochain long-métrage. Souvent, le choix de raconter une histoire du passé trouve sa résonance ici et maintenant. C’est ce qui fait l’universalité d’un récit. Cette histoire du ‘‘faux’’ Soir me touche intimement dans ce qu’elle a de profondément contemporain. Dans un monde où la liberté d’expression est sans cesse mise en péril, où les fake news s’intensifient, où les campagnes électorales sont gangrenées par des mensonges médiatiques… j’ai voulu proposer un film belge qui touche aux questions universelles de liberté et de résistance à travers ce qui peut être considéré comme le premier piratage médiatique de l’Histoire. »
Michaël R. Roskam
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Michaël R. Roskam
Diplomé d’un master en écriture scénaristique de la Binger Filmlab d’Amsterdam, Michaël R. Roskam réalise plusieurs courts-métrages remarqués comme Carlo (2004) ou The One Thing To Do (2006). En 2011, il signe son premier long-métrage, Bullhead qui connaît un succès critique, arrache les récompenses et décroche une nomination à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2012. Fort de ce succès, il est repéré par Hollywood et réalise en 2014 Quand vient la nuit. En 2017, il réalise Le Fidèle, film à nouveau choisi pour représenter la Belgique aux Oscars. En 2021, il réalise les trois premiers épisodes de la mini-série Blackbird, qui est un succès critique et est nommée aux Emmys et aux Golden Globes. Le Faux Soir est son quatrième long-métrage.
Fiche du film
Réalisation
Année
Durée
Date de sortie française
Scénario
Michaël R. Roskam Et Bernard Falaise
Librement adapté de l’ouvrage de Marie Istas
Programmé au festival
2026Interprètes
Arieh Worthalter (Marc ‘‘Yvon’’ Aubrion), Mélanie Thierry (Andrée ‘‘Françoise’’ Grandjean), Karim Leklou (René ‘‘Jean’’ Noël), Mara Taquin (Géraldine‘‘Louise’’Gevaert) Bouli Lanners (Théo Mullier), Julien Frison (Pierre ‘‘Georges’’ Balencourt), François Damiens (Ferdinand Wellens)…
