Ben’imana

Ben’imana

Ben’imana

De :
Marie-Clémentine Dusabejambo 
2026
1h41

Caméra d’or (Cannes 2026)

Rwanda, 2012. Après le génocide, des tribunaux populaires sont mis en place pour apporter justice et réconciliation. Vénéranda, survivante, est convaincue de la nécessité de ces procès…

La cinéaste rwandaise Marie-Clémentine Dusabejambo a remporté la prestigieuse Caméra d’or (Meilleur premier film) et le prix de la critique internationale à Cannes. Un des films d’histoire les plus remarquables de la saison qui nous fait vivre les déchirements entre une mère et sa fille pendant le déroulement des gacaca, les fameux jurys populaires institués pour juger les criminels du génocide des Tutsis.

« « Quelle justice peut apaiser les questions qui font mal au fond de mon cœur ? » Nous sommes en 2012, dans le district de Kibeho, et près de 18 ans après le génocide de 1994, une politique nationale tente de réconcilier et de réunifier le Rwanda en organisant des procès, les gacaca, dans la tradition du « parole contre parole ». La vérité en sortira-t-elle ? Peut-on réellement pardonner ? Et quelle vérité, quand « il y a des choses qui ne se disent pas, des choses enfouies au plus profond de l’être, des choses qu’on n’oublie pas. » Tel est le délicat sujet auquel Marie-Clémentine Dusabejambo a décidé de dédier son excellent premier long métrage Ben’Imana, en explorant méthodiquement et intelligemment toutes les facettes, les paradoxes, les conséquences visibles et invisibles, mais surtout en les incarnant à travers plusieurs personnages féminins très fort. […] »Dis ce que tu as vu et entendu. » C’est autour de ce principe narratif que la réalisatrice a écrit un scénario particulièrement bien conçu dans son alternance entre des scènes du tribunal populaire, les réunions de femmes dans l’espoir de libérer la parole, et les enjeux de la sphère familiale du trio Veneranda–Suzanne–Tina (plus Arivere Kagoyire en grand-mère mutique). Une approche à 360° qui permet à la cinéaste d’éclairer en profondeur tous les angles d’une tragédie dont les blessures perdurent sous différentes formes, et de signer, bien aidée par l’authenticité de ses interprètes, un film remarquable. »

Cineuropa 

  • Marie-Clémentine Dusabejambo 

    Née au Rwanda, Marie-Clémentine Dusabejambo est une cinéaste autodidacte installée à Kigali. Elle a fait ses premiers pas dans le cinéma en 2008 au sein d’un collectif de jeunes cinéastes de son quartier. En 2010, elle a remporté le concours de scénarios du Tribeca Film Institute, ce qui a donné naissance à son premier court-métrage, Lyiza, présenté en avant-première au Festival du film de Tribeca en 2011 et récompensé par le Tanit de Bronze au Festival du film de Carthage (JCC) en 2012. Elle a travaillé comme script « supervisor » et comme documentaliste sur la série documentaire Why We Hate? produite par Steven Spielberg et Alex Gibney. Ses courts-métrages (Lyiza, Une place pour moi, Icyasha) ont été projetés et ont reçu de nombreuses récompenses dans de grands festivals internationaux. Basée à Kigali, Ben’Imana, son premier long-métrage est aussi le premier film d’une réalisatrice rwandaise à être en Sélection Officielle au Festival de Cannes.

Fiche du film

Réalisation
Marie-Clémentine Dusabejambo 
Année
2026
Durée
1h41
Date de sortie française
Mercredi 03 février 2027
Scénario

Marie-Clémentine Dusabejambo. En collaboration avec Delphine Agut

Programmé au festival
2026
Interprètes

Clémentine U. Nyirinkindi (Veneranda), Kesia Kelly Nishimwe (Tina), Isabelle Kabano (Suzanne)…

Image
Mostafa El Kashef
Montage
Eugène Safali
Production
Ejo Cine Ltd et Ogweli Productions Producteurs : Samantha Biffot, Marie Epiphanie Uwayezu, Pierre-Adrien Ceccaldi, Marie-Clémentine Dusabejambo
Coproduction
Princess M Productions (Gabon), Ejo Cine Ltd (Rwanda), Duo Film (Norvège), Les Films Du Bilboquet (France)
Distributeur
Ad Vitam
Son
Eugène Safali
Décors
Ricardo Sankara
Pays
France, Gabon, Norvège, Rwanda
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