Les jurys
JURY PROFESSIONNEL du Prix Michel-Ciment
Le Prix Michel Ciment du Documentaire d’Histoire du Cinéma est parrainé par la revue Positif.
Président : Cyril Leuthy, réalisateur
Chloé Caye, critique à Positif et Alix Daul, adjointe de direction au Cinéma Jean-Eustache.
JURY CAMÉO
Eliora Boullemant, Elina Mathieu et Aëlys Soulard
Encadré.e.s par l’équipe de l’ACPG : Marion Souquet ou Fañch Laurendeau
Sélection des Documentaires d’Histoire du Cinéma 2026 : François Aymé et Frédérique Ballion
Vittorio De Sica – La vie en scène
Vittorio De Sica – La vie en scène retrace la vie et l’héritage de l’un des plus grands maîtres du cinéma. À travers des archives inédites, un accès privilégié à sa famille et des témoignages de cinéastes internationaux, Francesco Zippel compose un portrait intime d’un artiste dont le regard profondément humain continue d’inspirer le cinéma contemporain du monde entier.
Marina Vlady, une actrice dans la guerre froide
Actrice, chanteuse et écrivaine d’origine russe, la Française Marina Vlady s’impose dès l’enfance sur les écrans européens. Mais ce sont ses voyages à Moscou qui changent son destin : en 1959, elle y découvre sa renommée extraordinaire, avant de croiser la route du poète Vladimir Vissotsky. Un amour fou qui se heurte à la géopolitique du rideau de fer. Portrait d’une femme fascinante, à contre-courant et contre-frontières.
Frances McDormand, une actrice hors-la-loi
La trajectoire de McDormand est celle d’une antistar. Refusant les rôles d’amoureuses ou de femmes fatales, elle a développé sa propre stratégie pour exister dans un monde pensé par les mâles. Une stratégie consistant à conserver le contact avec le commun des mortels, et à voir dans son vieillissement l’opportunité de s’émanciper des critères que les actrices sont en principe forcées de remplir.
1940-1944 : le cinéma de mon ennemi
Dans l’Alsace et la Moselle annexés à l’Allemagne nazie, Andrée, jeune cinéphile, confie à son journal intime son quotidien bouleversé par la présence nazie et son engouement paradoxal pour le cinéma de son ennemi. À travers ces productions, les traces de la mémoire populaire et les récits des historiens, ce film interroge cette passion pour le cinéma allemand d’une population pourtant souvent hostile à l’occupant.
Twist & Shoot Mister Suzuki
Dans le Japon des studios des années 60, Seijun Suzuki, connu comme un réalisateur de films policiers et d’action, notamment avec Le Vagabond de Tokyo et, surtout, La Marque du Tueur, transforme les contraintes du cinéma de commande en terrain de jeu, imposant peu à peu une liberté artistique radicale qui fera de lui l’un des grands précurseurs du cinéma moderne.
Hors-compétition : Deleau, le cinéma en liberté
Pendant trente ans, Pierre-Henri Deleau fut « l’âme » de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes. Un formidable passeur, homme d’influence, d’une grande sensibilité et d’une grande culture, défenseur d’un cinéma audacieux et avant-gardiste… Deleau : le cinéma en liberté retrace une époque où le cinéma était encore en découverte, et ce, à travers le témoignage des plus grands : Haneke, Loach, Arcand, Egoyan…
Monsieur 027
Les figurants sont furtifs, flous, de dos, noyés dans la foule, invisibles, toujours absents des génériques. Christophe Bier en a pourtant repéré un, dans plus de 660 films entre 1926 et 1967. Appelons-le Monsieur 027… En s’attachant à la profession la plus modeste du cinéma, ce documentaire en révèle la beauté et tente de percer l’anonymat de cet artiste dit « de complément ».
Exception culturelle, la bataille qui a sauvé le cinéma français
Les œuvres de création sont-elles de simples marchandises ? L’enjeu opposa la France et les États-Unis au cours des négociations du GATT en 1993. Tout semblait écrit. Les Américains allaient imposer de nouvelles règles et livrer le cinéma français aux grands vents de la concurrence yankee. En face on s’organisa : les Français et l’Europe entendaient défendre une certaine « exception culturelle »…
L’Empire des sens, une histoire d’amour et de mort au Japon
Cannes 1976. L’Empire des sens scandalise le monde. Censuré au Japon, le chef d’œuvre de Nagisa Oshima, inspiré d’une histoire réelle, repousse les limites de la représentation du sexe au cinéma. À partir d’archives inédites et de textes jamais traduits du réalisateur, ce documentaire recompose la naissance et les échos d’une œuvre toujours brûlante.








